xi ling
2012
Solo, Voix, Electronique
effectif :
soprano et dispositif électroacoustique temps-réel
durée :
8 mn

commande du GMEM

création en décembre 2012, au foyer de l’Opéra de Marseille, par Raphaële Kennedy

 

La partie électronique demande une diffusion en 6 points utilisant l’espace complet de la salle. Elle consiste en lectures d’échantillons et quelques rares traitements temps-réel, organisés en un patch MaxMSP disponible auprès du compositeur.

 

partition : fichier pdf  gratuit sur demande au compositeur

présentation :

à Raphaële Kennedy

    L’ensemble de la pièce suit la lente modulation de sons longs et flottants, portés par le fil parfois fragile d’une profonde basse.
    Localement, la voix s’anime, parfois avec beaucoup d’énergie, dans l’énoncé du poème de l’écrivain chinois Du Fu, qui vécut au VIIIème siècle. Ayant acquis pour y vivre un vaste terrain, il y avait planté de nombreuses espèces d’arbres et de plantes, et il vivait là, en vue d’une rivière et de lointaines montagnes. Le poème porte certainement la trace de ses contemplations, et nous les livre comme autant d’images successives, brèves et riches.
    La partition reprend le plan simple du poème, en quatre sections où la voix devient plus mobile lorsqu’elle cite le texte et qu’elle s’efforce d’en suivre les inflexions, si importantes dans la langue chinoise. L’électronique lui est alors comme un résonateur qui ouvre l’espace suggéré par Du Fu. Le titre reprend deux mots du poème lorsqu’il évoque les “cimes de l’ouest” qui se dessinent dans l’encadrement de la fenêtre.
    La traduction citée ci-dessous est de Maurice Coyaud.

 

Deux orioles chantent dans le saule bleu-vert
Une file de hérons blancs monte dans le ciel azuré
De la fenêtre, on voit à l’ouest les cimes neigeuses de l’automne
Devant la porte est ancrée une barque du pays de Wu, qui a parcouru dix mille li