e'l bianco more
2005
Dirigé, Voix
effectif :
6 voix de femmes et clarinette
durée :
9 mn 30

commande de Terre d’empreinte
création en juin 2005, au Bourget-du-Lac dans le cadre du Festival Les Voix du Prieuré, par Résonance Contemporaine, direction Alain Goudard

partition : fichier pdf  gratuit sur demande au compositeur

présentation :

à Anne-Laure Pascal

    Au tout début était le plaisir éprouvé à entendre ou chanter des motets du XIII° siècle . J’en ai étudié, classé, et surtout éliminé, à partir des manuscrits de Montpellier, de Bamberg, Las Huelgas également un peu, et aussi du Roman de Fauvel. Je souhaitais déduire la composition du principe de superposition de textes, de langues et de sens différents, associés à des voix pourtant reliées grâce à leur texte par leur sujet, leurs sonorités, des rappels, etc …
    L’imbrication issue des hoquets médiévaux a également laissé des traces dans l’écriture.

    Les textes chantés dans “e’l bianco more” sont presque entièrement dominés par l’inquiétude, le trouble et le tourment qu’induit le développement de notre société, et qui ont logiquement appelé le Roman de Fauvel (“Je voi douleur a venir… ”), critique sociale très claire de son époque.
… Avec, peut-être de façon sous jacente, mais en tous cas exprimée au début et à la fin, la lumière (“Et illuminare … ”).

    Ces textes proviennent de trois origines bien distinctes :

– Dante (extraits de l’Enfer et du Purgatoire)
– des motets du XIII° siècle
– des extraits d’œuvres de Marie Mas, poétesse contemporaine avec qui j’avais déjà travaillé pour la composition de “Au front de la lune”

 

   Il y a donc trois, ou plus exactement quatre langues qui sonnent dans la pièce :

– l’italien ancien de Dante
– le latin du XIII°
– le français du XIII°
– et le français contemporain

 

“J’entre dans le bruit : l’abîme me broît .” (Marie Mas)
 “A la clarté qui tout enlumina …”. (motet XIII°, sur la teneur “Et illuminare”)

extrait audio :
extrait vidéo :