Un futur insoupçonné
2011
Musique de chambre
effectif :
violon, alto, violoncelle, piano
durée :
19 mn

commande du Festival et Rencontres de Musique de chambre du Larzac
création en août 2011, à la Ferme de Brunas [Creissels] dans le cadre du Festival et Rencontres de Musique de chambre du Larzac, par Sarah Kapustin, Dimitri Murrath, Marie Bitlloch, Jean-Sébastien Dureau

partition : fichier pdf  gratuit sur demande au compositeur

présentation :

à Alessandro Solbiati

    Les formes musicales anciennes, surtout celles ayant connu leur épanouissement au XIXeme siècle, ne trouvent que très exceptionnellement un écho favorable auprès des créateurs contemporains. Tant que, du moins, elles sont comprises au sens de “cadre”, cela n’a pas de quoi étonner, et doit même être vu comme signe de la vitalité d’un art en évolution.L’art construit lui-même les éléments de sa propre destruction s’il convoque le passé pour s’offrir les leurres d’une séduction factice.
    Mais au delà du cadre, une forme est portée par les principes élémentaires vitaux qui l’innervent, jusqu’à éventuellement se confondre avec ces principes mêmes. C’est en particulier le cas de la variation.
    Mot du vocabulaire quotidien, dans tous les domaines, ce terme a également en musique une valeur infiniment large, qui dépasse d’ailleurs la sphère de la musique écrite. Elle est bien à l’étroit dans les définitions qu’on lui attribue généralement dans les ouvrages autorisés, le plus souvent ramenées au sens de “procédé”.
    Non, la variation, c’est un principe d’existence, une façon de vivre.
    Sans forcément le rechercher, je me rends compte que ce principe est un des axes de mon travail, et je le vois évoluer peu à peu, en des façons de se réaliser qui me réjouissent.

    “Un Futur insoupçonné” s’est épanoui le long de ce chemin, où il a croisé l’œuvre picturale de Pierre Aleschinsky. La rencontre a été fructueuse, et le titre est d’ailleurs la résonance de celui d’un des tableaux du peintre.

 

extrait audio :
extrait vidéo :