Trois poésies d'Outre-mer
2011
Musique de chambre, Voix
effectif :
récitant et piano
durée :
10 mn

    1) Poème de pluie d’avril
    2) Dire d’enfance rosée en attente le rouge …
    3) Poésie insulaire

création le 4 décembre 2011, dans les salons de l’Hôtel Lutetia à Paris, par Johan Leysen (récitant) et Thierry Ravassard (piano)

 

présentation de “Poème de pluie d’avril” dans la “Conférence de Beauvoir”  :  Youtube

 

partition : fichier pdf  gratuit sur demande au compositeur

présentation :

à Thierry Ravassard

    Le travail de composition des «Trois Poésies d’Outre-mer» a débuté dans le plaisir de la lecture du recueil «Outremer, Trois océans en poésie» que m’avait offert Thierry Ravassard comme point de départ de mon travail.
    Le temps de cette lecture marquait alors la première étape d’une suite de sélections à l’issue de laquelle j’ai retenu six poèmes parmi ceux qui non seulement me touchaient le plus, mais qui me paraissaient en mesure d’être investis d’une musique.
    Au delà de cette étape, je n’ai rien pu décider de la construction du petit cycle que j’allais écrire. La question qui me paraissait la plus délicate à cerner, dans ce genre du mélodrame que j’abordais pour la première fois, était celle du temps de la parole, et de sa compatibilité avec le temps de la musique, et j’étais incapable d’avoir une idée de la durée de mes petites compositions.
    Je suis donc parti à l’aventure, dans l’improvisation totale, avec celui des poèmes qui le premier a fait résonner en moi des éléments musicaux concrets. Le texte, son sens, sa sonorité, m’ont guidé dans le chemin qui se construisait très librement au fil de la plume.
    Ce qui me rend le plus heureux à l’issue de cette expérience est d’avoir composé avec des textes qui – je l’espère – ont gardé leur entière valeur propre, ce qui n’aurait pas été le cas s’ils avaient été chantés comme dans beaucoup de mes pièces. Et si j’ai quand même le regret de n’avoir pu m’attacher aux autres poésies que j’avais retenues, en particulier à l’une d’elles, sous la plume de Georges Desportes, j’ai en revanche le grand plaisir de constater (mais je crois que c’était un peu volontaire …) que celles qui ont finalement été mises en musique ont été écrites par trois femmes d’une belle sensibilité poétique : Assunta Renau Ferrer, Julienne Salvat et Rosemary Nivard.